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La section montagne-escalade de l'US Ivry Propositions

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La section montagne escalade à été crée en 1955 dans une optique résolument travailliste. «Pour mettre l'alpinisme à la portée des ouvriers! Il n'y a pas de raisons pour qu'il soit réservé aux bourgeois,» proclamaient ses créateurs.

Elle a eu longtemps un effectif de moins de cent adhérents qu'elle a dépassé quand elle a disposé du mur d'escalade du gymnase de l'Orme-au-Chat en 1991-1992. A partir de 2002-2003, l'indisponibilité du mur à cause d'un incendie dans un local voisin a amené une chute importante du nombre d'adhérents : 59 adhérents en 2004-2005.

La réouverture du mur, amélioré et avec des horaires nombreux, à la rentrée 2005-2006 à permis une relance de la section qui compte 160 adhérents à la fin de la saison 2004-2005, chiffre qui devrait logiquement progresser pendant la saison 2006-2007.

Sur ces 160 adhérents, plus de 100 n'étaient pas adhérents la saison précédente (mais certains avaient pu l’être avant).

Dans ces conditions, il est inconcevable que la section puisse continuer à fonctionner sur les mêmes bases alors qu'elle a triplé ses effectifs et qu'elle dispose de près de 30 heures hebdomadaires de gymnase.

L’activité de la section avait fortement pâti des années difficiles et on peut penser que compte tenu d'une nouvelle dynamique et de créneaux horaires nombreux, les effectifs devraient encore progresser la saison prochaine.

Moyenne d'age : 32,3 ans – Age médian : 28,5 ans

Femmes : 50 ; Hommes 95



Diversité des pratiques

La section montagne-escalade regroupe une grande diversité de pratiques :

  • L’escalade sur mur : c’est l’activité majoritaire (environ 120 pratiquants dont 30 enfants)

  • L’escalade de blocs qui se pratique en forêt de Fontainebleau (40 pratiquants) était jusque dans les années 1990 l’activité la plus importante et la plus rassembleuse. Elle a perdu ce côté rassembleur suite aux évolutions des modes de vie (rapidité de déplacement, diversité des horaires de travail et donc de loisirs) et beaucoup vont à Fontainebleau, seuls, par petits groupes, quand il ont un moment de libre.

  • L’escalade en falaise (30 participants) se pratique en week-end et aussi lors de séjours (vacances de printemps et d’été)

  • L’alpinisme (20 participants) se pratique essentiellement l’été lors de séjours, stages ou rassemblements.

  • Le ski de randonnée (25 participants) se pratique lors de séjours (février, Pâques,) en week-end pour un nombre réduit ou lors de projets construits par de petits groupes.

  • L’alpinisme lointain et le trekking sont organisés sur la base de projets construits par de petits groupes.

  • La randonnée pédestre est pratiquée par de petits groupes de façon informelle.


Un certain nombre d'adhérents pratiquent plusieurs activités, certains mêmes toutes (combien ?)

A noter un groupe d'adhérents, généralement anciens, d'amis ou de proches d'adhérents qui ont une relation d'appartenance à la section, mais une pratique sportive très réduite, voire inexistante.

Les motivations des adhérents

La quasi-totalité des adhérents à une pratique que l'on peut qualifier d'activité de loisirs caractérisée par des motivations de bien-être, de santé, de convivialité. C'est une activité dont le moteur principal n'est pas la performance ou la recherche du perfectionnement. Les contraintes sont faibles et en tout cas décidées par chacun en fonction de ses choix et non des obligations de la discipline sportive. La compétition en escalade (y compris de haut niveau) qui existait il y a quelques années n'est plus présente et le niveau en alpinisme (avec l 'engagement qu'il suppose) a baissé ainsi que le nombre de pratiquants.

Les pratiques d'apprentissage, de découverte sont importantes chez les enfants (dont un bon nombre pratiques d'autres sports) mais aussi les adultes.

Un certain nombre de motivations des adhérents sont également liées à leur style de vie, voire un certain choix de société : attrait pour la nature, mise en commun plutôt que consommation ... Cette dernière n’est pas toutefois pas absente des préoccupations de certains.



Pour retrouver le chemin du développement quantitatif et qualitatif, réussir l’intégration massive des nouveaux adhérents, la section montagne-escalade doit profondément se modifier, se rénover.

Ce renouveau passera, bien sur, par l'amélioration des aspects matériels (en particulier en développant l'attrait du mur d'escalade), par l'amélioration de l'encadrement...
Mais il passera aussi (surtout) par la prise en compte des besoins, de la diversité des motivations, les attentes, pas toujours exprimées des adhérents. Et sans renoncer (au contraire) aux principes fondateurs de la section, qui sont aussi ceux de l'US Ivry et de la FSGT : l'organisation des activités sportives pour tous (y compris les plus démunis), dans un cadre associatif, c'est à dire en associant tous les adhérents.

La section ne peut pas continuer à fonctionner à 150 voire 170 dont 130 nouveaux adhérents comme quand elle n'avait que 60 adhérents !


Quelles propositions ?

Ces propositions ne peuvent évidemment pas être décrétées, prescrites mais elles doivent être discutées, construites par le plus grand nombre possible d'adhérents. Cela suppose d'abord d'identifier les problèmes, ensuite de rechercher des solutions, je propose donc :

  1. D’organiser une journée d'étude (une ou des soirées) : bien préparée avec des documents, des analyses, des interventions préparées, des débats organisés y compris pour recueillir l'ensemble des discussions.

  2. D'organiser un moment de prise de décisions (Assemblée générale) lui aussi bien organisé notamment à partir de propositions claires.


Les principaux axes :

  1. Réaffirmer, éventuellement refonder les grands principes : sport pour tous, fonctionnement associatif.
    Cela signifie que toutes les activités (anciennes, récentes, nouvelles...) ayant un rapport avec la montagne, l'escalade,

  • ont leur place à égalité dans la section,

  • que ces activités sont organisées par les adhérents,

  • avec des soucis de diversité, d'économie des coûts...

  1. Dégager des axes de travail, en accord avec ces principes, y compris éventuellement en les hiérarchisant. Quelques exemples :

  • travailler sur l'adhésion (on met en commun, on n'achète pas un service, il faut expliquer)

  • mise en place d'une politique de formation dans toutes les activités ;

  • développer les activités de plein air ;

  • développer le mur d'escalade, oeuvrer pour en construire un autre ou consacrer le gymnase entièrement à cette activité (blocs) ;

  • développer la pratique de performance qui a un effet dynamisant : compétition sur mur mais aussi activités de plein air de bon niveau (escalade, alpinisme) ;

  • rechercher les moyens financiers permettant de mettre l'activité à la portée de tous ;

  • tenter d'analyser les évolutions futures de nos pratiques ;

  • etc.

  1. Mettre en place des formes d'organisation et construire un cadre de travail permettant de les mettre en oeuvre.
    Il faut réfléchir aux conditions d'émergence et de pérennisation d'une réelle vie associative

  • chaque activité est autonome dans son organisation (matériel, horaires,...) et personne n'a le pouvoir de décider à la place des pratiquants.

  • Les formes d'organisation de la vie associative ne sont pas identiques pour les activités régulières, avec beaucoup de monde, à des moments différents (le mur d'escalade) que celles qui fonctionnent sur des projets (les expéditions, mais aussi les séjours, voir les week-ends falaise).

  • Impliquer réellement les parents et les enfants (voir statuts de l'US Ivry).

  • chercher les moyens de recréer de la vie associative et rassembleuse pour l'activité bloc,

  • Pour développer de la vie associative il faut un (des) lieux. Comment le mur d'escalade peut jouer ce rôle ?

  • Le rôle du bureau doit être bien défini : il gère les moyens communs, il informe tous les adhérents, il assure les relations extérieures, il veille à la pérennité d'une année sur l'autre mais il n'organise pas les activités à la place des adhérents.

  • L'assemblée générale ne doit décider que de questions communes à tous les adhérents : adopter le budget, les cotisations

  • Il faut des moments communs, forts à l'ensemble des adhérents (exemple, les 50 ans de la section, une sortie spéciale à Bleau, une initiative de début de saison) mais ces moments ne sont pas obligatoirement en rapport avec une activité (quelle activité intéresse tout le monde ?)

  1. Mettre en place des adhérents qui s'impliquent pour mettre en oeuvre les décisions prises.

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