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Annapurna Himal 2001

Vadrouille de cinq trekkeurs autour des prestigieux Annapurna, au Népal.

« Namaste ! »Bonjour ! Le trek autour de l’Annapurna a été réalisé en 21 jours, du 19 septembre au 9 octobre 2001, par le groupe des 5 membres de la section montagne-escalade de l’US Ivry qui s’étaient réunis depuis janvier 2001 pour organiser le projet (Jocelyne Taupin, Dominique Verrier, Sylvain Egret, Annick Moustard, Geneviève Dupuis) La cohésion du groupe a été bonne du fait des sorties préparatoires communes (« 25 bosses », calanques, camp d’été au Néouvielle).




 

Le voyage a duré 1 mois (14 heures d’avion pour Katmandou, un jour pour les formalités telles que permis d’entrer dans le parc national des Annapurna et réservation de bus pour le transfert au départ du trek, 21 jours de marche, enfin du tourisme culturel (dur, dur après l’air pur des montagnes !)

Les caractéristiques du trek sont les suivantes :

  • importantes dénivellées entre le départ et le point le plus élevé, absorbées progressivement au cours des 10 premières étapes (de 823 mètres à Besi-Sahar à 5 416 mètres au col du Thorong-La), donc bonne acclimatation à l’altitude ;
  • il s’agit d’une boucle suivant le cours de 2 grandes rivières, la Marsyangdi en montée et la Kali Gandaki en descente, avec enfin la remontée de la vallée de la Modi Kola pour atteindre le Sanctuaire de l’Annapurna ; parfois très encaissées, avec des failles géométriques couvertes de végétation moussue, parfois très évasées avec de paresseux méandres dans un gigantesque lit de graviers emprunté par les caravanes d’ânes disciplinés, ces rivières furent franchies sur de nombreux ponts métalliques, en bois ou en bambous, passerelles mouvantes pour marins d’eau douce : ah le tangage ! Dans la haute vallée de la Kali Gandaki, le paysage est désertique, un vent violent souffle du sud du Népal obligeant à se masquer de foulards, à l’image des hommes du désert; les cultures d’orge et les pipals verts de Kagbeni n’en paraissent que plus comme des mirages éblouissants ;
  • les paysages tropicaux sont très variés : lianes, bambous, bananiers, rizières dorées en étages sur les pentes les plus folles, fleurs à profusion (cannas, cosmos, géraniums, roses et œillets d’Inde, champs de marijuana), champs d’orge et de millet aux couleurs rose mordorées, rhododendrons géants non fleuris en ce moment, laissant plus haut la place aux pins et cèdres de l’Himalaya, puis aux prairies rases brunies par l’automne ; fond sonore strident de grillons et d’oiseaux exotiques nous enchantèrent le long des forêts tropicales ; à noter les champs de pommiers de Marpha, citronniers de Rupse Chahara et orangers de Ghara et partout des capucines orangées ;
  • les montagnes effrayantes lorsqu’elles émergent des nuages, se présentent dans toute leur splendeur de festons et de tuyaux de neige ciselée, forteresses irréelles si près du ciel et de Bouddha ;
  • les sentiers empruntés, passage séculier des Népalais pour leurs échanges commerciaux, sont bien tracés mais toujours ardus : ils coupent droit dans les pentes, remontent aussi sec sur le versant opposé, suivent les caprices du terrain, et sont souvent pavés ou en emmarchements de pierres remarquables (on a dénombré 2 246 marches d’affilée pour descendre de Chomrong au fond de la vallée de la Chomrong Kola, avec sans doute près de 1 000 marches pour regrimper en face, et c’est bien sûr l’unique sentier !)
  • rencontres quotidiennes avec les paysans népalais, souriants, courageux, d’ethnies et coutumes très changeantes : nous avons croisé d’abord ceux de culture hindouiste (Gurungs et newars) puis ceux de religion bouddhiste et influence tibétaine ; les saris colorés ont laissé place aux tabliers tissés et toques de fourrure ; les moulins à prière, les drapeaux de prière jaune-vert-rouge-blanc, les murs à « mani » nous ont accompagné jusqu’au col du Thorong-La et nous fûmes bénis par un saint lama, à Parken Gompa, 4000 mètres d’altitude au-dessus de Manang ;
  • partout des porteurs chargés de leurs « dokos », paniers d’osier dans lesquels prennent place des vivres, des boissons, divers objets très lourds ou bien chargés d’énormes bottes de foin dans les régions agricoles ;
  • des écoliers en uniforme arpentant en groupes les sentiers, pour rejoindre leur école souvent à plus d’une heure de marche ;
  • côté pratique, des « lodges » (gîte d’étape) dans chaque village, dans lesquels se restaurer et dormir, et des boutiques (pasals) bien achalandées en vivres de course, boissons, kleenex, pellicules photos… les échanges verbaux se faisaient en anglais, avec quelques rudiments de népali que nous apprîmes à prononcer ;
  • bien que devançant la foule des trekkeurs organisés, nous avons rencontré des voyageurs d’Israël, Suisse, France, Australie, Irlande, Etats-Unis, Belgique, Québec, pour certains en vadrouille pendant plusieurs mois (de quoi rêver !).

En vrac, encore quelques souvenirs : les voraces sangsues vite chassées avec du sel, les yacks des hautes prairies de Yack Karka, les troupeaux de chèvres tatouées, les chevaux mustang nerveux, le labour avec les bœufs ; un temps très beau dans la première partie, puis de la brume sur les sommets et un jour de pluie à la descente ; les sourires attendrissants des enfants et ces quelques habitants malades auxquels nous avons tenté de prodiguer des soins et des conseils médicaux.

Les sensations les plus fortes furent sans doute la nuit en altitude avant le passage du col, en compagnie de petites souris grignoteuses, la montée au Thorong-La pass comme dans un rêve à l’équilibre précaire, puis soudain l’arrivée à ce col, l’émotion : « nous y étions ! » 5416 mètres, pas de neige, pas de vent, le soleil, 2 lacs verts en contrebas, les montagnes glaciaires au-dessus, l’envie de se congratuler, l’amitié avec ce jeune guide népalais, Sanjok, notre compagnon de route depuis 10 jours bien que nous ne soyons pas ses clients ! Puis quelques jours plus tard l’arrivée au Sanctuaire de l’Annapurna, face au premier « 8000 » vaincu par des alpinistes français ; les géants au premier plan !
Notre rêve s’est accompli de voir les Annapurna, le Gangapurna, le Dhaulagiri, le Nilgiri, les oasis en limite du Mustang, le Machapuchare, montagne sacrée des Népalais, si élégante.

Ce périple de 350 kilomètres environ, près de 10 000 mètres de dénivelée, a été effectué sans guide ni porteur, nos sacs à dos pesant de 11 à 18 kilos ; le budget s’établit à moins de 8 000 francs par participant, sachant que le coût moyen d’hébergement et nourriture du trek était de 67 francs par personne et par jour ; la carte utilisée est au 1/125 000 (Mandala maps, achetée à Kathmandou).

Geneviève Dupuis

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